Roxane Ca'Zorzi

Que des histoires!

renard blanc sur tronc

« Odeur du temps… »

Squelette de Mégalocéros au Musée de Paléontologie à Paris

Cet été est passé, si vite, si intense, si empli de recherches et de rencontres qu’il semble presque irréel.
Pourtant, un peu comme lorsqu’on s’éveille d’un rêve d’océan, une petite algue étrangement lovée au creux de la main, les projets de ces derniers mois s’ancrent et s’épanouissent.

Le compagnonnage avec le Cedarc, dans le cadre d’Un Futur pour la Culture, est désormais dans la phase de finalisation. Un court-métrage et des capsules sonores ont été réalisées, avec Ludwine Deblon et en collaboration avec Smala Cinéma, pour créer ce « musée imaginaire » à parcourir en parallèle des collections permanentes du Musée du Malgré-Tout, à Treignes. Le court-métrage en particulier retrace la vie de Philippe-Charles Schmerling, dont on peut admirer le merveilleux Atlas des Cavernes. Après avoir passé des mois à récolter des documents, les lire, écrire le scénario, manipuler les superbes marionnettes créées par Ludwine, je me sens désormais étrangement proche de ce précurseur de la paléontologie. Lui avoir prêté ma voix me touche énormément.

Le projet ‘imprévu’, que j’avais évoqué lors des derniers billets, se précise. Il s’agit d’un duo conté avec Julie Boitte. Après deux résidences d’écriture (une à la Ferme rose, l’autre au Théâtre de la Parole) et une résidence artistique à Chiny, Mon sang coule dans tes veines a été partagé en public lors d’une sortie de résidence et lors du parcours d’artistes à Uccle. Nos deux héroïnes, la mienne, issue de l’histoire, de ce 12ème qui me fascine tant et celle de Julie, sortie de la littérature fantastique du 19ème, présentent des points de rencontres et d’étranges échos résonnent à travers leurs parcours. Toutes les deux, en tout cas, font encore vibrer les imaginations. Il y a d’autres résidences prévues au printemps et nous nous réjouissons de vous raconter leur histoire, que ce soit dans des ruines, des forêts, des cimetières ou autres lieux propices à la rêverie. Rendez-vous est déjà fixé en juin, au cimetière du Dieweg…

Le volet Biographies animales du projet Un petit supplément d’âme s’enrichit de nouveaux récits, au fil des rencontres et des recherches. Un coup de foudre pour un thylacine croisé en réalité augmentée lors de l’exposition Revivre à la Galerie de l’évolution de Paris sera sûrement, lui, à la base d’une séance consacrée aux animaux disparus.

Il y a aussi le plaisir de raconter à nouveau nos souvenirs cinéma lors d’une reprise de Fondu Enchaîné avec Michel Verbeek, et celui de retrouver les forêts anciennes de Passages lors de la deuxième édition du Festival Chimères, du 11 au 16 octobre: tout bientôt !

Sinon, entre ateliers et émissions radio, j’essaie de trouver le temps de profiter du soleil d’automne, avec un livre à la main et un thé parfumé, distraite par les déambulations d’un geai des chênes ébouriffé.

Les morts nous obligent à nous déplacer(…) ce sont, à la lettre, des géographes. Ils dessinent d’autres routes, d’autres chemins, d’autres frontières, d’autres espaces.

V.Despret, Au bonheur des morts

De nouveau fleurir

Roxane devant un iguanodon au Musée des Sciences Naturelles de Bruxelles

Cet été se place sous le signe des retrouvailles. C’est la joie de se retrouver lors de « In Situ » ou « Légendaire végétal », des formations qui aiguisent la perception et changent le regard. C’est savourer les nouvelles rencontres, qu’elles soient humaines, végétales ou animales, qu’elles naissent de discussions autour d’un verre ou surgissent au détour d’un sentier, dans le claquement sonore d’une aile déployée. C’est retrouver le plaisir de raconter, en vrai, les yeux dans les yeux!

C’est s’émerveiller de certains signes, nouer un lien avec le liseron, admirer d’un oeil neuf ce brin de genêt présent depuis si longtemps dans certaines des histoires que je raconte.

C’est aussi un été studieux, entre résidences d’écriture, de recherche et de création. Le compagnonnage avec le Cedarc se poursuit et mène vers des temps très lointains, auprès d’animaux préhistoriques disparus dont l’écho hante pourtant encore nos rêves.

Le projet imprévu se tisse peu à peu. Pour moi, cela veut dire plonger dans ce 12ème siècle qui me fascine depuis si longtemps, y croiser le vol de faucons et d’autours, rêver dans leur sillage.

« Un petit supplément d’âme » prend son envol, lui aussi… Des lectures, des rencontres et une résidence de recherche sont au programme de cet été.

D’ici là, je savoure chaque étape, chaque nouvelle rencontre comme une framboise imprévue au hasard d’un chemin.

« Puisqu’on voit de nouveau fleurir
les prés, et les vergers verdis,
S’égayer ruisseaux et fontaines,
Brises et vents;
Chacun doit donc goûter la joie
dont il jouit.

Guillaume d’Aquitaine, traduction Katy Bernard

Vivace

Sceau de Salomon

Cela fait si longtemps…
Comme si d’écueils en échos, le temps s’était déformé.
Ne pas se sentir en dormance pourtant. Plutôt avoir l’impression d’être une plante vivace, le coeur plongé dans le sol, qui résiste, persiste. Prête à surgir, comme l’iris au printemps, impatiente de savourer à nouveau le retour de la chaleur.
Je songe avec joie aux beaux projets qui germent.

Dans le cadre d' »Un futur pour la Culture », De Capes et de Mots s’engage sur le chemin du compagnonnage avec le Cedarc-Musée du Malgré Tout.
C’est une année d’exploration dans le territoire de l’entre Sambre et Meuse qui commence. Cette plongée, parfois à travers des temps très anciens, ouvre à tant de rencontres. Que celles-ci soient humaines, végétales ou animales, peu à peu, elles nous amènent à changer de regard.

Il y a les les émissions « Des récits et des ondes » qui, sur Radio Campus, apportent chaque mois le plaisir des retrouvailles, des partages et des discussions. Cela a été particulièrement précieux lors de ce long hiver.

Un projet né un peu par surprise, ébauché en duo, comme dans un cocon, sera bientôt hébergé lors d’une résidence d’artiste sur un site classé invitant à la rêverie.

Les ateliers du » Bestiaire Magique », de « On se fait notre Cinéma » et « Des Contes et des Ombres » ont bien lieu dans les classes. Il y a eu des bouleversements, des adaptations… Nos rires et sourires sont parfois masqués mais chacun de ces moments a été savouré comme une fête.

Enfin, « Un petit supplément d’âme » a reçu une aide au projet pluriannuelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce projet s’inscrit dans la continuité de la démarche entamée lors d’Animis Mundi. Si Animis Mundi interrogeait le rapport de l’Humain avec les autres Vivants, « Un petit supplément d’âme » se penchera sur ce qui renforce l’envie de vivre, un bagage d’émerveillement pour des temps difficiles. La notion de résilience y est centrale.

Il y aura des spectacles, des ateliers, du collectage,des promenades contées… Trois grands axes se préparent: « Tatouages, histoires dans la peau », « Rêver Desnos » et « Territoire ». Bien sûr, le calendrier du projet est sens dessus dessous! Mais des collaborations passionnantes se nouent, de belles personnes embarquent pour cette nouvelle aventure où traces et cicatrices sont racontés comme autant de bijoux.

Voir un monde dans un grain de sable,
Et un paradis dans une fleur sauvage.
Tenir l’infinité dans la paume de ta main
Et l’éternité dans une heure.

William Blake, « Auguries of innocence »



Souvenirs en vague

éclats de verre polis par les ondes sur une plage

Le rapport au temps continue d’être flou en ces jours étranges.

Je m’étonne du nombre de beaux souvenirs accumulés sur cet intervalle entre deux tempêtes immobiles. Je les garde précieusement, de la même manière que je collectionne les éclats de porcelaine trouvés sur le sable à marée basse, les rêvant rescapés de naufrages lointains.

J’ai eu la chance de raconter dans des endroits magnifiques et habités. La présentation festive des spectacles issus d’Animis Mundi au Musée des Sciences Naturelles de Bruxelles a été une joie un peu miraculeuse. Une séance de conte et broderie à Pierre, Papiers, Ciseaux, des promenades contées dans la Galerie de l’évolution et d’autres dans les Marolles ont rayonné du plaisir des rencontres.

Cela a été une chance aussi d’avoir l’occasion de réaliser la captation de « Passages » à Chiny, Cité des Contes, avec la belle équipe de Smala Cinéma.

Entre soupe , gâteau aux pommes et Orval, il y avait un petit parfum d’évasion ces jours-là.

Les émissions « Des récits et des ondes », avec Michel Verbeek et Luisa Bevilacqua continuent, avec des conditions parfois un peu chaotiques mais toujours avec plaisir. Vous les trouverez sous l’onglet « Radio ».

Là, à nouveau, le temps se met en pause. C’est le moment de plonger dans les recherches, de s’imprégner dans les nouvelles créations, de tenir à ce qui fait du bien, d’expérimenter, d’être éblouie par la saveur des mots de poèmes aimés dans ma bouche ou par la brillance de la carapace d’un coléoptère…

Tenter de rêver, encore!

Je parlais de sommeil à l’instant mais nous n’allons bien sûr pas seulement nous reposer, nous allons aussi nous transformer. Est-ce que je saurai le faire? Est-ce que ce sera difficile?Est-ce que ça signifiera aussi la volatilisation de tous les regrets?

Leena Krohn, Tainaron

Songer, encore

L’automne a une saveur étrange cette année. Je m’étonne presque qu’il soit là, comme d’habitude.

L’envie de célébrer est là, bien vivante.

Tout bientôt, Animis Mundi présente les nouvelles créations. L’émotion est grande, le coeur bat plus vite. C’est un lieu magique, le Musée des Sciences Naturelles de Bruxelles, qui accueille cette fête. Petite fille, c’était un de mes ancrages préférés: les iguanodons consolaient mes chagrins, je me perdais dans les allées et dans des songes préhistoriques.

C’est une joie énorme de partager ce projet dans cet endroit imprégné de souvenirs.

Bien sûr, l’aventure commencée avec Animis Mundi ne s’arrête pas là.
De nouvelles collaborations se révèlent, des rencontres, des complicités se nouent. L’envie d’explorer, de s’ouvrir à la rencontre, de savourer les nouvelles pistes s’inscrit dans cette période, en même temps que l’appel à ne pas résister à croquer des raisins mûrs, sucrés à outrance.

Les histoires ne se rencontrent pas que dans les paroles. Au détour d’une broderie, dans les lignes de la peau, au creux d’un rêve, elles se racontent partout.

Si nous ne dormons pas c’est pour guetter l’aurore, qui prouvera qu’enfin nous vivons au présent

Robert Desnos

Rêveries solaires

Finistère

Il faut être attentif à ce que l’on souhaite.

Qu’on les exprime à un chat rencontré au clair de lune, à une fée aux yeux vairons ou juste à soi-même, les voeux sont parfois ambigus. « Je veux consacrer cette année à prendre le temps » était mon souhait pour 2020… Et le temps s’est un peu arrêté, de manière imprévue.

Cela me force à prendre patience pour pouvoir enfin vous présenter les nouveaux spectacles créés lors D’Animis Mundi. La fête n’en sera que plus belle.

L’été s’annonce studieux. Je vais poursuivre des pistes entrevues, prolonger des recherches, aborder de nouveaux rivages. Entre lectures, nouvelles collaborations, recherches, témoignages, enregistrements, du déchiffrement de lettres jaunies aux gémissements d’un alligator légendaire, des lignes de la main d’un dormeur à celles d’un dessin bleui sur le menton d’une étrange voyageuse, les territoires abordés lors de ces recherches seront fascinants.

Cet été, j’espère aussi admirer le vol des cormorans, humer à plein nez le parfum du goémon, flâner le long des sentiers fréquentés , il y a longtemps, par les corsaires et les contrebandiers, regarder les anémones violettes sur les rochers… Bref, rêver!

A très bientôt.

Les rêves aussi font partie de l’empirique, et d’une certaine manière ils sont réels. Ils prennent racine dans le monde et le travaillent.

Eduardo Kohn, Comment pensent les forêts

Le temps de s’émerveiller

Hermine en hiver (Allemagne)

2020, te voilà déjà!

2019 a été tellement riche de découvertes, de voyages, de partages, d’ateliers, d’expériences que j’ai à peine eu le temps de t’entendre arriver. C’est maintenant que je me rends compte, avec délice, à quel point cette quête est infinie. C’est maintenant aussi, au terme de deux années intenses d’exploration, que vont se révéler certaines pistes suivies lors d’Animis Mundi.

Il y a les spectacles, bien sûr.

« Peupler la nuit », après sa longue maturation, est prêt à émerger de son cocon et à entamer un autre voyage, celui de la rencontre avec le public, hésitant même à changer de nom avant de franchir ce cap.

« Taonga », le spectacle de Ludwine Deblon et Evelyne Devuyst, pour lequel j’ai le plaisir d’être regard extérieur, s’apprête à nous faire voyager au coeur d’une terre vivante et précieuse.

Quant à « Passer l’hiver », spectacle jeune public en duo avec Ludwine, il raconte diverses stratégies par rapport à une des épreuves les plus rudes de la vie animale, la traversée de l’hiver. C’est l’occasion de croiser chevreuil, écureuil, hermine, chien, humain, campagnol et blaireau. C’est d’ailleurs le terrier de ce dernier qui est au centre de ce que nous espérons être un partage d’expériences et de sensations au coeur d’une histoire éthologique.

Il y a aussi les promenades contées « Animis Mundi » où, sur base de ce que nous croisons, nous mêlons contes, narration autour du vivant rencontré, souvenirs et anecdotes liés au lieu.

Les émissions radios « Des Récits et des Ondes » se poursuivent, elles aussi, sur Radio Campus, tous les premiers mercredis du mois, de 11 à 12 heures, et les premières sont même disponibles en podcast.

Cette année 2020, je veux la consacrer à prendre le temps. Le temps de savourer la naissance des nouveaux spectacles, de rêver à l’éclosion des prochains, à prendre plaisir aux rencontres…

Le temps de se perdre et de se retrouver au gré de poèmes lus et tant aimés, d’un parfum furtif ou le long des sillons d’un dessin encré dans la peau.

Je vous souhaite à vous aussi la douceur d’être ainsi bercé dans l’éblouissement d’instants magiques.

(…) d’aucuns faisaient promesse et profession de croquer le monde au cas par cas, s’efforçant de saisir les choses dans l’éclat de leur apparition, ourlées de la dentelle de l’instant, à jamais singulièrement belles.

Le détail du monde, R. Bertrand

Projections rêvées

Cabine de projection du CInéma Nova

Petite parenthèse cinéma en ce milieu d’automne.

D’abord avec la reprise des ateliers « On se fait notre Cinéma » par Smala Cinéma, projet auquel j’ai la chance de collaborer depuis sa création. Quel frisson d’entendre les enfants des classes participantes applaudir et scander « Buster Keaton » à l’issue de la séance de « Sherlock Junior » organisée pour eux au Cinéma Nova.

Ensuite avec une participation au film documentaire « Le sel de nos nuits » de Bertrand Leclipteux. Avec Ludwine Deblon, nous avons présenté les séquences en ombres des contes qui sont insérés dans le film et avec Michel Verbeek, nous avons enregistré les histoires. Ce documentaire explore le thème du sommeil et de l’accompagnement des touts petits et j’étais très heureuse de l’intégrer, de même que je suis très impatiente de le découvrir bientôt sur écran.

Sinon, « Le Petit Tailleur » poursuit son chemin, les émissions radios « Des récits et des ondes » continuent sur Radio Campus tous les premiers mercredis du mois de 11 heures à midi, et le spectacle « Peupler la Nuit » ainsi que les autres projets liés à Animis Mundi éclosent tendrement.

Les cinémas de la rue de la Gaîté, où l’on applaudit, où l’on siffle, où l’on hurle et où l’on sait se taire de façon à entendre battre les coeurs dans le silence…

Robert Desnos

Parfums d’arrière- saison

Tête de cerf (Rucervus eldi) sur fond noir

Entre brame du cerf, odeur de feuilles mortes et arbres flamboyants, l’automne est là.

« Le petit Tailleur » continue sa route. En duo avec Ludwine Deblon, j’aurai le plaisir de faire découvrir ses aventures, entre conte et ombres, à Mons et à Bruxelles.

« Peupler la Nuit », après sa prochaine résidence à Chiny, sera enfin prêt à se révéler au public. Cette plongée dans les forêts de la Grèce archaïque, mêlée de tentatives de se glisser, le temps d’un instant, dans la peau de l’animal, me tient particulièrement à coeur. Je suis impatiente de partager ces récits.

Les émissions radiophoniques « Des Récits et des Ondes », avec Michel Verbeek et Luisa Bevilacqua, sur Radio Campus 92.1 FM, se poursuivent tous les premiers mercredis du mois de 11 heures à midi, et nous permettent d’aborder diverses thématiques en lien avec l’oralité, à travers de belles rencontre avec des invités généreux.

Tandis que « le petit Tailleur » circule, que « Peupler la Nuit » se dévoile, le prochain spectacle, « Tatouages, histoires dans la peau », se rêve et se mature. Peu à peu, les premières étapes de ce nouveau voyage, oscillant entre récits, contes et témoignages, se concrétisent, comme une promesse d’aventure.

Notre territoire, notre chez-moi, alors, n’est pas tellement quelque chose que nous dirions « c’est à moi », mais ce morceau d’espace que chacun de nous transforme en y laissant un peu de soi: chez moi, ce n’est pas à moi, mais c’est moi.

Vinciane Despret, le chez-soi des animaux

Rêverie

Roxane avec Okami, le Husky des voisins

Après l’intensité de la fin de la saison passée, il fallait bien un été pour trouver le temps de découvrir ou approfondir des pistes anciennes ou nouvelles, pour plonger dans les récits de toutes sortes, sources d’inspiration, de mémoires et de rêves.

Peu à peu, la nouvelle saison approche. Elle s’annonce riche en retrouvailles et découvertes.

Les ateliers du « Bestiaire Magique » et de « Des contes et des ombres » reprennent bientôt grâce au soutien de La Culture a de la Classe et de la Ville de Bruxelles. Je suis curieuse de découvrir nos nouveaux apprentis sur le chemin des histoires.

Grâce à la bourse d’études du CIAS, je poursuis la formation éthologie de Natagora, une autre manière de raconter les animaux, complémentaire à ma pratique de conteuse et ancrée dans le prolongement d’Animis Mundi.

« Le petit Tailleur », dans sa nouvelle version, en duo avec Ludwine Deblon, poursuit son chemin et se fera découvrir notamment au Festival Chimères à Braine-le-Conte ou lors des « Enfants du livre » de la Ville de Mons.

Avec Luisa Bevilacqua et Michel Verbeek, nous avons la chance de nous lancer dans une nouvelle aventure, radiophonique cette fois. Tous les premiers mercredis du mois, de 11 h à midi, nous animerons l’émission « Des récits sur les ondes » sur Radio Campus, 92.1 FM. C’est un peu un rêve d’enfant qui se réalise.

Le prochain spectacle, « Peupler la Nuit », après une résidence à Chiny, se peaufine et s’apprête à se révèler sur scène. Entre éblouissements, blessures et tendresse, je suis impatiente de partager, enfin, ce périple dans les forêts de la Grèce archaïque.

Mais qu’y a t-il ici qui ne soit beau, ou qui soit douloureux?

Euripide, les Bacchantes

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