Roxane Ca'Zorzi

Que des histoires!

Catégorie : Ateliers (Page 1 sur 2)

Cadeaux

Visages d'un homme et d'une femme. Sculpture Maori, Nouvelle Zélande.

En cette période, les ateliers battent leur plein. L’excitation monte alors que les finalisations approchent. Les premières promenades contées du « Bestiaire magique » se profilent, la projection des courts-métrages de « On se fait notre cinéma » se déroulera bientôt au Nova et les élèves en puériculture de De Mot-Couvreur répètent leur spectacle mêlant conte, récit de vie, chant et théâtre d’ombres. Je suis fière des participants de ces ateliers. C’est une grande chance de travailler avec eux. Leur confiance et leur engagement me touchent énormément. Un tout grand merci!

Le voyage d’étude en Nouvelle-Zélande a été une expérience puissante peuplée de belles rencontres. J’y ai trouvé une vraie générosité et la conviction de l’importance de la transmission de ces histoires reçues dont nous sommes « juste » dépositaires avant de les transmettre à ceux qui nous suivent. Et aussi des histoires d’oiseaux peuplant des forêts millénaires, de baleines généreuses, des contes de fiancée non-humaine, des récits de vie et des légendes de fantômes… Rien d’étonnant dans un pays où les arcs-en-ciel semblent dresser des ponts entre les montagnes, où la lune éclaire des chemins de fougères phosphorescentes et où l’on sent le coeur de la terre battre sous nos pas.

Maintenant, il sera temps de reprendre le travail sur « Peupler la Nuit », en travaillant ce futur spectacle sur scène lors d’une résidence d’artiste à Chiny. Et retrouver le plaisir de partager des histoires avec la « Marche des Conteurs » en Gaume, début juillet, sous la lumière d’un bel été.

Nous enverrons une flotte de cerfs-volants, griffonnés avec les mots du jour. Des cerfs-volants de mousseline délavée tendue sur des bâtons en croix lumineux, ornés de queues flottantes. Ils seront vus dérivant par dessus les nuages…

Patti Smith


Contrées

Blaireau européen à l'étang la nuit

Bienvenue à toi , 2019!

Les premiers jours de l’année se déplient et je la devine, plus encore que la précédente, plongée dans « Animis Mundi ».

« Peupler la Nuit », si longtemps rêvé, ruminé, avance à petits pas sur le chemin de la création. Dans son sillage, d’autres univers émergent, prêts à être racontés à leur tour, en leur temps: les mystères de la survie à un long hiver, le fascinant terrier du blaireau, la vue puissante du faucon…

Les ateliers du « Bestiaire magique » de « La Culture a de la Classe » se poursuivent dans les 6 classes, les élèves enquêtent sur les animaux rencontrés au fil des histoires et choisissent le conte qu’ils ont envie de partager.

Enfin, la première de la nouvelle version du « Petit Tailleur » et ses séances scolaires approchent à pas de géant: ce sera à la Maison des Cultures et de la cohésion sociale de Molenbeek, les 31 janvier et 1er février.

Chaque espèce a sa propre perception du monde, et bon nombre d’espèces ont des capacités bien différentes des nôtres. Elles peuvent nous dévoiler l’inimaginable.

Bern Heinrich, « Survivre à l’Hiver »

Nouvelle saison

Chauve-souris

L’été a été si plein que le temps a filé comme l’éclair. Déjà la rosée mouille l’herbe du matin, l’automne est proche: la nouvelle saison commence.

La résidence consacrée au répertoire, au moulin de Colombier, en compagnie de Jean Porcherot, a fourni de nouvelles pistes et indices pour « Animis Mundi ».

Le projet suit sa route, trace après trace. Une promenade contée au Musée de zoologie de l’ULB s’annonce, le spectacle « A la tombée de la nuit » se transforme en « Peupler la nuit », trouve peu à peu ses habitants et se mûrit comme un rêve, entre conte et mythologie.

Les ateliers du Bestiaire, projet « La Culture a de la classe », reprennent bientôt pour six classes bruxelloises.

L’autre projet de la rentrée c’est « Le petit tailleur ». J’ai le plaisir d’intégrer ce spectacle de Ludwine Deblon et d’y travailler en duo pour une toute nouvelle version. Du conte, des ombres, du masque et une question: « Quelle est ma place? »

Voyages, encre, poésie lyrique…  Avec d’autres projets encore, cette nouvelle saison s’annonce riche en découvertes.

« Notre aptitude à vivre par procuration est infinie: si vous éprouvez suffisamment d’empathie à l’égard d’un martinet, soit vous en deviendrez un, soit (ce qui revient peut-être au même) ses virevoltes autour du clocher de l’église vous réjouiront tellement que peu vous importera de ne pas en être un. » (C. Forster, « Dans la peau d’une bête »)

Magie des ateliers

lynxCes dernières semaines ont été rythmées par les préparations et répétitions des différents ateliers.

Le projet d’initiation au conte mené en duo avec Marie-Noëlle Baquet, en collaboration avec la DAS, l’Institut De Mot-Couvreur et la Maison du Conte, s’est terminé. Sept jeunes filles, étudiantes en puériculture, ont raconté à un public d’enfants de classes maternelles. Elles ont accepté de découvrir l’univers du conte, de (se) faire confiance, de se lancer.

La classe d’Astrid avec laquelle j’ai travaillé dans le cadre de « On se fait Notre Cinéma », un projet « La Culture a de la Classe » mené par Cinédit a inventé une histoire qui fait rêver: une aventure sous-marine, un trésor, un cimetière au bord de l’océan… et ils ont réalisé le court-métrage d’animation avec énergie et enthousiasme. Ce 23 juin, c’est le moment de la projection, en public, sur grand écran, au Cinéma Nova.

Les 6 classes du « Bestiaire Magique », un projet « La Culture a de la Classe » mené  par l’ASBL De Capes et de Mots, ont chacune préparé une promenade contée qu’ils ont offerte à leur classe de correspondants. Ce 18 juin, c’est la clôture festive du Bestiaire! C’était un grand moment d’émotion de (re)découvrir les histoires à travers eux. Des loups généreux, des crocodiles sournoises, des crapauds venimeux, des amoureux empoisonnés… les enfants se sont appropriés les contes avec tout leur coeur, puisant dans leurs souvenirs et leur imagination. Ils ont eu le courage d’aller à la rencontre du public.

Je suis très fière du travail de tous ces élèves avec qui j’ai eu la chance de travailler cette année.

Et avec l’été, les spectacles, les résidences de création, les projets reviennent, comme les chauve-souris qui dansent dans le ciel étoilé.

« Le courage c’est quand on a peur mais qu’on y va quand même » (Neil Gaiman, « Coraline »)

La beauté de la Crue

Statues en bord du Saint-Laurent, Mont-Joli (Québec)

A peine revenue de Mont-Joli, au Québec, et du festival « La Crue des Mots », je me rends compte de la chance que cela a été de participer à une telle expérience.

Des ateliers dans les écoles de la région, des spectacles, une tempête, de la neige, beaucoup d’énergie mais surtout de la générosité et une envie de partager la culture. Merci à André Lemelin, à Denis Massé et à Isabelle Larouche pour ce Cabaret conté où l’écoute,la simplicité, la découverte et l’échange étaient tellement présents. Merci à Jérôme et Marie pour la bulle de papier découpé pleine de musique et de légèreté. Merci à l’équipe du CLAC , organisatrices pleines d’idéal. Et puis il y a aussi eu le bonheur de l’amitié, les plongeons d’un phoque dans le fleuve, les traces d’une mouffette sur la plage… un apaisement.

Au retour, pas de temps vides: c’est le moment où les ateliers de « La Culture a de la Classe » battent leur plein, les tournages et les promenades contées approchent à toute allure.

Et l’été, avec ses spectacles et ses résidences de création, arrive aussi, comme une promesse.

« C’était beau, d’une beauté ni trop sauvage ni trop domestique, de cette beauté qu’on aime quand il neige calmement sur toutes les étendues posées douces devant soi. » (J.Désy, « Le coureur de froid »)

A la rencontre…

Faucon pèlerinPrès de chez moi, un couple de faucons pèlerins s’est installé dans l’horloge de l’église. Depuis quelques jours, leurs cris rauques résonnent dans l’air. Leurs silhouettes planent dans le ciel, se précipitent en vol piqué…

Les faucons seront bien présents dans le projet « Animis Mundi ». En plus des chroniques , des ateliers et des promenades, il serait étonnant qu’ils ne traversent pas « A la tombée de la nuit », le prochain spectacle. J’attends avec impatience la première résidence de l’été  et sa mise en chantier.

D’ici là, c’est le plaisir de participer au Festival « La Crue des Mots« , dans la région du Bas Saint-Laurent, au Québec, qui s’annonce. Une semaine d’ateliers, de discussions et de spectacles autour des littératures orales et écrites. Du conte mais aussi de la poésie, du slam, du chant… beaucoup de rencontres, d’échanges et surtout de plaisir.

« L’os survit toujours à la plume » (« Lavondyss », Robert Holdstock)

Animis Mundi

Blaireau dans la neige, Chorleywood Common (Hertfordshire, Royaume-Uni)Les journées s’allongent à pas de géants. Même si la lumière reste rare, l’envie de sortir de mon terrier, encore embaumé des parfums de frangipane et d’épices chaudes, revient. C’est le moment de repartir à la découverte: bienvenue à 2018!

L’année démarre sur une belle nouvelle aventure. Le dossier « Animis Mundi » de la Compagnie « De Capes et de Mots » a été accepté par la Fédération Wallonie Bruxelles. Il bénéficie d’une aide au projet de deux ans.

C’est l’occasion de se pencher sur les animaux des contes, d’en  suivre certains à la trace à travers cultures et époques. De tenter, lors de ces « tours du monde d’un animal », de se focaliser sur les regards humains portés sur l’animal mais aussi sur l’animal lui-même à travers ses sociétés et individualités.

Ce sera l’occasion aussi d’explorer des frontières mouvantes: diurnes, nocturnes, sauvages, domestiques, familiers, imaginaires…

Ce projet s’inscrit dans la continuité de la démarche entamée avec les spectacles « Tigre, Tigre! » et « A l’Ombre du Manguier ».

Le prochain spectacle, celui des rêveries animales, « A la tombée de la nuit » tentera de mêler regards humains et point de vue animal.

Mais une chronique, des ateliers et des promenades thématiques sont aussi au programme. Renards, faucons, vaches, abeilles,cerfs, blaireaux… beaucoup de rencontres en vue.

« Aborder le point de vue des animaux et décrire leurs mondes et leurs intelligences conduit à leur poser des questions de plus en plus pertinentes » (Dominique Lestel , « Révolutions animales »)

Autres regards

Création d'un masque

C’est un automne plein de découvertes et de rencontres qui s’annonce…

Deux résidences, l’une au BAMP à Bruxelles et l’autre à Chiny, Cité des Contes, permettent au spectacle « A l’Ombre du Manguier » de se peaufiner avant d’être présenté au public dès la mi-octobre.

« Tigre, Tigre! », lui  poursuit son chemin et sera présent à Florydille, au jardin Botanique de Meise le 15 octobre.

Le projet « Le Bestiaire Magique » mené dans le cadre de « La Culture a de la Classe » mêlera cette année 6 classes de 3 écoles primaires dans une grande aventure où se mélangeront découverte des animaux , dans leur réalité ou leur symbolique, et initiation au conte et à l’oralité.

Le workshop « Un masque pour la scène » de Loïc Nebreda ouvre la voie à d’autres pistes,  amène à un nouveau regard… et le prochain projet de spectacle, celui où j’aimerais, le temps d’un instant, me glisser parfois dans la peau d’un animal, se construit et se rêve peu à peu.

« La forme, toute forme, est un rêve du monde qui se pense en se faisant… » (« Le parti pris des animaux », J-C Bailly)

Du vent dans les voiles

Ce printemps, plein de projets se concrétisent.

« Tigre, Tigre » vient de bénéficier d’une semaine de résidence au Centre Culturel Pôle Nord lors de laquelle une régie lumière lui a été créée. Le spectacle va être présenté au Point Culture Bruxelles en avant-première,dans le cadre du focus Nature-Culture, avant de repartir en résidence pour une semaine à Ixelles. Et un évènement s’organise pour célébrer la prochaine journée mondiale du Tigre… Beaucoup d’émotions et de plaisir en vue!

Les ateliers au sein des écoles battent leur plein.

Les apprentis conteurs du projet « Le Bestiaire magique »mené par la Compagnie De Capes et de Mots  ( dans le cadre de « La culture a de la classe ») s’apprêtent à découvrir la forêt et ses occupants au sortir de l’hiver lors d’une rencontre collective et sous la guidance experte de la Ligue belge pour la protection des oiseaux.

Et le thème du tour du monde d’un animal, initié avec « Tigre, Tigre! » continue de me hanter…

« Chaque entrée dans le monde est un monde, un mode d’être au monde, une traversée, une histoire » (Jean-Christophe Bailly, « Le parti-pris des animaux »).

 

 

De vrais beaux jours!

Les longues soirées lumineuses, le soleil, les orages…juin est déjà là et avec lui, la fin de la saison et de l’année scolaire!

Quelle année intense! Mouvementée, bouleversée, bien sûr mais surtout pleine de beaux projets .

C’est le moment où se vivent, l’une après l’autre, les finalisations des différents ateliers menés en milieu scolaire.

Après « Quand les mots se mêlent à la danse »coordonné par Escale du Nord, voici déjà la projection des courts-métrages réalisés par les enfants dans le cadre de « On se fait Notre cinéma » et très bientôt viendra la promenade contée des enfants du « Bestiaire Magique ».

Trois projets « La culture a de la classe », trois univers différents, des institutrices à l’écoute, curieuses et investies, des enfants motivés, courageux, vrais, bref, plein de belles rencontres; et si chaque finalisation est un moment de grande émotion, de fierté et de partage, c’est aussi un petit pincement au coeur…

C’est aussi un mois de juin fort rempli par les répétitions consacrées aux nouvelles créations de la rentrée, c’est tellement passionnant que ça donne presque l’impression d’être déjà en vacances!

 

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